Le Gosier : la commune, son bourg et ses quartiers
Le Gosier est la première commune que l'on rencontre en quittant Pointe-à-Pitre vers le sud, et la plus urbaine du littoral de la Grande-Terre. Son bourg tient dans quelques rues entre deux plages, son îlet se rejoint en bateau, et le reste de la commune s'étire à l'intérieur des terres, en quartiers qui portent l'essentiel des équipements publics.
Une commune littorale à la sortie de Pointe-à-Pitre
Le Gosier appartient à la Riviera du Levant, l'agglomération qui réunit les quatre communes du littoral sud de la Grande-Terre : Le Gosier, Sainte-Anne, Saint-François et La Désirade. La commune se présente elle-même comme la porte d'entrée de cet ensemble, et l'accès principal se fait par la route nationale 4, avec une sortie qui mène directement au bourg.
Cette position explique sa fonction : c'est ici que se concentre l'offre d'hébergement la plus élevée des îles de la Guadeloupe, selon la présentation officielle de la ville. Une grande partie de cette offre se trouve sur le littoral, autour du bourg et vers la pointe de la Verdure, ce qui fait du Gosier une commune où l'on dort autant qu'on y passe.
Le bourg, entre deux plages
Le bourg du Gosier est compact : il s'organise autour de la mer, entre l'anse Tabarin et la plage de la Datcha. Le parc du Calvaire, en plein bourg, occupe l'espace entre ces deux anses ; la ville le décrit comme un lieu de promenade quotidienne, planté d'arbres, où l'on s'arrête pour une eau de coco ou un snow-ball.
Au-dessus du bourg, un fort construit en 1759 domine la Grande Baie. Il protégeait l'île des incursions anglaises et reste aujourd'hui un site de visite, avec des coins ombragés qui accueillent des pique-niques. Sa position en surplomb en fait un point de vue sur la baie et sur les hauteurs de Basse-Terre, en face.
L'îlet du Gosier, protégé et fréquenté
L'îlet fait un kilomètre de large ; c'est un îlet corallien bordé d'un récif qui longe le bourg. Un phare, implanté au sud, guide les bateaux vers la baie de Pointe-à-Pitre pendant la nuit. Au nord se trouve une petite plage de sable blanc dont le cordon sableux varie avec les saisons, et qui offre une vue sur Basse-Terre, Marie-Galante et Les Saintes.
Le site appartient au Conservatoire du littoral, qui en a confié la gestion écologique à l'Office national des forêts. La végétation y est rase et sèche, avec les espèces du bord de mer : raisiniers, amandiers, cocotiers, patates et pois bord-de-mer. La fréquentation y est quotidienne, et le Conservatoire désigne comme enjeu principal de concilier cette fréquentation, portée par la plaisance, avec la conservation du milieu.
On y accède en bateau depuis l'embarcadère de la petite plage du bourg. Les règles du Conservatoire s'appliquent sur place : pas de feu, pas de dépôt de déchets, et l'interdiction de circuler en véhicule sur les terrains protégés. Le site est aussi réputé pour ses fonds, avec les poissons et crustacés des récifs coralliens.
Les quartiers de l'intérieur
Le Gosier ne se limite pas à son littoral. La ville est structurée par des quartiers d'intérieur reliés au bourg par la route de Montauban : c'est par là que l'on rejoint notamment le pôle administratif de Périnet, où siègent plusieurs services municipaux, dont l'urbanisme et la vie associative.
Ces quartiers portent une partie de la mémoire du territoire. La ville cite la source dite « Ma Dannyo », à Besson, qui servait de point de ravitaillement à l'époque coloniale, la ravine de Grande Ravine et son intérêt pour les sorties scolaires, ou la source de Cocoyer, qui alimentait le quartier en eau potable et sert aujourd'hui de lieu d'animation le soir.
La source de Poucet, aménagée à la fin des années 1990, se trouve à l'entrée de la ville, au niveau de l'échangeur. C'est le type d'équipement qui explique la géographie de la commune : un littoral dense et touristique, un intérieur plus résidentiel, reliés par un réseau de routes courtes.
Le soir, sur le front de mer
Le Gosier organise un marché nocturne sur son front de mer, tous les vendredis soir à partir de 17 heures. Le rendez-vous est cité par l'office de tourisme des Îles de Guadeloupe comme un temps fort, autant pour les habitants que pour les visiteurs, avec les producteurs et les artisans du secteur.
Au-delà du marché, la commune concentre une offre de restauration et de sorties qui la distingue des communes voisines : c'est l'une des conséquences de sa capacité d'hébergement. Pour un séjour sans voiture, le bourg et le front de mer suffisent ; pour les plages plus au sud et les quartiers d'intérieur, un véhicule reste nécessaire.
Un littoral qui se parcourt
À l'ouest du bourg, la plage de Saint-Félix se prolonge par un sous-bois, celui de Dampierre, qui mène à la pointe de Salines. Au bout de la plage se trouve une stèle commémorative de la première abolition de l'esclavage de 1794, qui porte le texte du message d'abolition en créole, en français et en anglais.
Ce parcours, avec ses stations et ses points de vue, donne la mesure de la commune : on peut y marcher longtemps sans quitter Le Gosier, en passant d'une anse à une autre. Il faut prévoir de l'eau et de quoi se protéger du soleil, l'essentiel du tracé étant exposé.